1/ Le Syndicalisme traditionnel se satisfait des dernières annonces politiques.

Ce n’est pas le cas de l’APLI.
L’immobilisme actuel est la preuve que les lignes n’ont bougé que grâce à nos actions et que nous ne devons compter que sur nous même pour nous défendre. La lutte va donc reprendre dans les jours, voire les heures qui suivent ; à tous les niveaux !

2/ L’APLI a profité de cette période test, pour se structurer afin d’organiser son expansion, d’améliorer son efficacité et sa réactivité, de partager les responsabilités.

Des commissions ont été mises en place dont le détail sera communiqué dans les jours à venir sur le site.

3/ L’analyse et la position de l’APLI nationale, aujourd’hui, est la suivante :
L’esprit des annonces du ministre de l'agriculture et du président, convergeait avec les revendications de l’APLI et de l’EMB.
L’APLI, fidèle à sa ligne de conduite, où objectivité et réalisme sont toujours de mise, a donc soutenu ces orientations.
Or, aujourd’hui, la réalité et la concrétisation des propositions politiques, s’éloignent fortement de la position initiale.
La mise en place d’une contractualisation Franco-Française, en urgence,en début d’année, alors que le groupe d’expert Européen débute, seulement, son travail d’analyse et l’apparition miraculeuse d’un marché court terme pour certains produits laitiers, nous laissent à penser que l’on persiste à vouloir asservir le producteur.

La crainte que nous avions à l’origine de l’APLI semble se préciser.
Celle de nous imposer un contrat, laissant la liberté aux coutumiers du fait de faire des profits organisés et juteux sur notre dos !
La position de l’APLI est donc claire à ce jour.

Nous attendons des précisions sur le contenu des contrats, mais nous nous préparons à une contre attaque à la hauteur d’une déception potentielle.

NOUS NE DONNERONS PAS NOTRE AVENIR ET NOS VIES EN PATURE AUX REQUINS DE LA FINANCE.
NOUS NE SIGNERONS PLUS DE CHEQUES EN BLANC A QUICONQUE.
NOUS NE SIGNERONS PAS DE CONTRAT AUTRE QUE CELUI QUE NOUS PROPOSERONS.


Que tous le sachent !

Même si nous n’obtenons pas de solution globale publique, nous sommes en train de nous organiser pour court-circuiter les spéculateurs et récupérer les dividendes que l’ont souhaitait nous souffler, en respectant les règles que l’on aura voulu nous imposer pour nous saigner.

Nous sommes les possesseurs de la matière première et rien ne nous arrêtera pour la conserver et la valoriser…

4/ Aujourd’hui, au regard des cours des marchés laitiers et de la pénurie de lait, en France et dans tous les pays Européens, rien ne s’oppose à ce que le prix au producteur n’augmente et à ce qu’une quelconque flexibilité ne soit appliquée.

Pas même les accords derrière lesquels se retranchent les industriels puisque ils ont été avalisés par une inter-profession à pensée unique, où l’éleveur de base n’est pas représenté.

Le transformateur, reste le seul à n’avoir jamais fait, ne serait ce que la démarche de débattre, prouvant ses intentions malsaines.
Sa seule stratégie réside dans le jeu infantile mais efficace du « c’est pas moi, c’est l’autre ».

L’APLI, finalise les actions qui vont se mettre en place dans les jours à venir pour récolter, directement, par le prix, les fruits de nos actions passées et de notre travail.

Ces actions se feront toujours selon nos règles initiales :

Propositions, ultimatum, actions…