d« L’injustice sociale est une évidence si familière,
Elle est d’une constitution si robuste,
Qu’elle paraît facilement naturelle à ceux

qui en sont victimes »

Marcel Aymé



attention Définition Juridique : Le lait est le produit intégral de la traite totale et ininterrompue d'une femelle laitière bien portante, bien nourrie et non surmenée. Ceci dit le droit!

 

.--------------rondOFFICE DU LAIT...--- --nouveau-géoloc-----------------star--rechercherRechercher !

  De nombreuses réunions ont lieu partout en France: consultez la rubrique AGENDA!.       Posté le : 15.02.2011...      
         10 février 2012 07:52:17 :: Bonne fête , Arnaud
dre
Si cette page s'affiche mal cliquer ce lien

INF# = 465 .
Envoyé le: 08.02.2012.




Chers collègues laitiers,

 

Aujourd’hui, l’Office du Lait National aborde une nouvelle étape : l’Office du Lait National active son collège consommateurs, pour amorcer un mouvement citoyen d’ampleur et d’efficacité uniques.

Notre mot d’ordre tient en un sigle : a.s.s.é ! :

agir pour plus de transparence,

soutenir pour plus d’équité,

sanctionner tout abus et dérive,

expliquer pour retrouver le bon sens.

 

Le lancement de ce collège consommateurs aura lieu :

 Le Dimanche 26 Février 2012, au Salon de l’Agriculture à Paris.

 L’Office du Lait poursuit donc inlassablement sa stratégie.

Après avoir résolu les questions administratives et statutaires, nous avons créé l’Organisation de Producteurs transversale, France MilkBoard :

  La seule OP à avoir bâti une contre proposition aux contrats iniques des transformateurs.

 La seule OP à contre courant de «  la pensée unique », grippant des rouages esclavagistes que, il y a quelques mois encore, nous ne soupçonnions même pas.

Pour preuve : les gesticulations de plus en plus animées autour des coopératives, corroborées par les récentes révélations de l’APLI, apportant ainsi la preuve que la situation que nous connaissons n’est en rien le fruit du hasard, mais le résultat d’une lente et perfide machination où l’éleveur n’a d’autre avenir que celui de faire-valoir.

 Je me risque à vous dire : Peu importe.

Cette volonté révélée de main mise du secteur végétal sur l’élevage vient simplement confirmer ce que nous percevions sur le terrain : tous les maillons de la filière laitière sont contre nous, de l’industriel au politique.

Tous, sauf un : le consommateur.

92 % d’entre eux nous ont soutenus pendant la grève du lait.

 A l’époque, et c’est excusable, nous n’avons pas su (ou pu…) créer un lien entre les deux extrémités isolées, spoliées mais ô combien primordiales de la filière laitière : nous possédons la matière première, les consommateurs ont un pouvoir qu’ils sous-estiment : le pouvoir d’arbitrer dans l’acte d’achat.

Pour lancer le collège consommateurs nous avons donc choisi le Salon de l’Agriculture pour des raisons pratiques (présence des médias notamment), mais aussi pour la symbolique de la rencontre entre le monde rural et le citadin parisien.

 Nous vous informerons dans les jours à venir des modalités pratiques de cette journée, et je vous invite d’ores et déjà à réserver cette date pour participer massivement à cette action que nous souhaitons inscrire comme le premier jour de la révolution citoyenne autour d’un thème :

 « sauvons le lait !»

 

Bien évidement cette action est ouverte à tous, invitez sans modération, amis et famille à nous rejoindre.

Paul de Montvalon,

Président de l’Office du Lait National

 

Mises à jour Jeudi 9 Février 2012

**AGENDA - Revue de presse - COMMUNIQUES - >>ORGANIGRAMME APLI-   - ADHESIONiS -

1°) Il n'y a pas de marché global du lait, il y a que des marchés de produits laitiers !
2°) Indexer du lait sur de la poudre de lait, c'est comme indexer du blé sur du son, ou  de la paille...
(Perrine)

La poudre de lait est un produit dérivé du lait "juridique".

Partager : Bookmark and Share

foot
INF# = 464 .
Envoyé le: 08.02.2012.



L’Europe laitière s’engage dans une compétition suicidaire.

Le13 février prochain, le Parlement Européen devrait adopter le « paquet lait » déjà validé par la Commission et par le Conseil des ministres  en décembre dernier et  boucler ainsi la dernière étape de la dérégulation du marché laitier votée en 2003. Pourtant, les arguments majeurs justifiant cette réforme laitière libérale ont été sévèrement critiqués  par les plus hautes instances européennes de conseil et de contrôle et ont infirmé par les faits. La crise plongeant à nouveau  une large part de l’Europe dans la récession et le chômage, il parait inconcevable de poursuivre cette privatisation du secteur laitier, destructrice d’emplois et de biens publics. Un recentrage sur le marché européen est souhaitable, non seulement  pour les producteurs et les consommateurs mais aussi pour la préservation de la nature, de la diversité des territoires et des savoirs faire locaux. Tout cela reste encore possible, sans  surcoût budgétaire , si le Parlement  Européen en décide autrement.

Cette reforme laitière était justifiée par trois affirmations inexactes ou non démontrées par les faits.

 D’abord l’alignement inéluctable de la PAC sur le marché mondial selon les règles de l’OMC avec la fin des protections aux frontières. Or non seulement les négociations  à l’OMC n’ont pas avancé depuis plus de 10ans mais il se trouve de plus en plus de grands pays, notamment les Etats Unis et l’Inde, cherchant à classer  les produits laitiers dans les produits sensibles, voire à les sortir des discussions  de l’OMC.  De plus, alors que l’Europe libéralise et privatise son marché laitier, les Etats-Unis  font l’inverse en  préparant  une loi de sécurité laitière visant à renforcer les garanties de  marge  de tous leurs producteurs  sans limite de taille de troupeau  et  assortie d’une régulation des volumes par ferme ! .
 Ensuite, cette réforme devait être bénéfique au  consommateur du fait d’une baisse des prix résultant d’un marché ouvert. Plusieurs études  basées sur  l’analyse des faits dans une dizaine de pays, démontrent qu’il n’en est rien  et que ce sont les maillons intermédiaires, transformation et distribution qui empochent la marge (1)
Enfin, face à une demande mondiale croissante, la réforme devait stimuler la compétitivité  de toute la filière  laitière européenne  pour reconquérir  notre part du marché  mondial largement érodée depuis la mise en place des quotas. S’agissant principalement  d’exportation de poudre de lait et de beurre, largement subventionnées jusqu’à ces dernières années, il faudra  maintenant se battre en direct et sans filet de protection, avec les Néozélandais et d’autres concurrents n’ayant pas nos contraintes environnementales et sociales. Pour la Cour des Comptes Européenne et pour le Conseil Economique et Social  ce pari de compétitivité parait peu crédible  et même incompatible avec  les objectifs affichés par la Commission pour un développement rural durable et l’équilibre des territoires. Ces deux rapports publiés fin  2009 début 2010, n’ont pas modifié la position de fond de  la Commission  sinon quelques  concessions  mineures au Conseil des ministres de l’Agriculture et au Parlement Européen.
Pourtant, dans une Europe en crise, avec un taux de chômage à plus de 10%, voire 20% en Espagne, et une disparité croissante entre régions riches et pauvres, laisser faire le marché  c’est inévitablement encourager la concentration dans les régions les plus favorisées qui produisent déjà plus de la moitié du lait sur moins de 10% du territoire, avec toutes les conséquences sociales et environnementales associées.

Cette réforme va encourager un modèle de production laitière industriel  avec de grands troupeaux  dans des stabulations  de plus en plus automatisées pour l’alimentation et  la traite, nécessitant  de moins en moins de main-d’œuvre. Elle va aussi réduire la place des prairies et du pâturage  au profit du maïs ensilé, des aliments achetés et du soja importé, pour des vaches  encore plus granivores, plus productives et plus fragiles ! Tout cela pour des revenus de plus en plus aléatoires face à la volatilité des prix  comme le montre la quasi faillite des l’élevage  laitier danois, notamment les plus modernisés car les plus endettés (2),  qui avaient pourtant servi de modèles à la Commission pour préparer la sortie des quotas !

 Malgré  toutes ces  réserves, cette double évolution, avec de grands élevages industriels se concentrant dans les zones labourables, pourrait être particulièrement rapide dans certains pays de l’Est de l’Europe où l’on voit se développer des unités de 1000 vaches  ou plus, avec le soutien des  grands groupes laitiers européens, privés ou coopératifs. Il y a même quelques exemples plus près de nous, en Picardie ou en Angleterre  avec des projets à 1000 et 8000 vaches respectivement. C’est  malheureusement aussi le cas dans les pays pauvres où les très petits troupeaux assurent encore l’essentiel de la production comme en Afrique et en Asie.
Ainsi depuis quelques années, Nestlé et Danone, en parallèle de quelques actions de soutien aux petits producteurs  bien médiatisées, soutiennent le développement de grands, voire très grands troupeaux  en Europe de l’Est, en Afrique du Nord, au Moyen Orient avec des cofinancements nationaux publics ou privés, notamment dans les pays pétroliers avec des fermes laitières géantes implantées en plein désert, avec irrigation de luzernières à partir de l’eau des nappes non renouvelable !
  De même, la coopérative néo-zélandaise Fonterra, déjà présente dans la plupart des pays en développement avec des usines de reconstitution de lait à partir de sa poudre,  soutient la constitution de très grands troupeaux en Chine et en Inde  mais aussi en Argentine, au Chili, au  Brésil où elle encourage ses producteurs néozélandais à reprendre des fermes dans ces pays où le foncier et la main d’œuvre sont bon marché.

Il y a aussi des multinationales de l’agroalimentaire tels Pepsico et General Mills ainsi que des acteurs financiers qui estiment que la filière  laitière représente un nouveau secteur porteur .Au Vietnam des banques privées ont lancé un projet de plusieurs dizaines de milliers de vaches importées de Nouvelle Zélande, avec un objectif affiché d’assurer à terme 30% de la consommation nationale. En  bref, l’industrialisation de la production laitière  est en train de suivre celle de la production porcine qui a installé des unités géantes en Asie du  Sud-Est  d’abord puis  partout ailleurs, là où il n’y avait pas ou peu de législation environnementale et sociale.
 Le modèle industriel américain est un « paquet technique» séduisant pour des gouvernements en quête de résultats spectaculaires, sans risques sanitaires pour l’approvisionner les villes. C’est tentant non seulement pour les pays émergents ou pétroliers mais aussi  ici, en Europe. Ainsi pour assurer toute la collecte-laiterie de la Roumanie, il suffirait  de trois unités laitières  comme celle de la ferme géante de  Fair Oaks avec ses 30 000 vaches, à 100 km de Chicago! Et avec quelques unités supplémentaires de ce type on pourrait remplacer tout le « lait informel » des circuits locaux alimentés par près d’un million de petits troupeaux à moins de 5 vaches ! Mais qui prendra en charge  ce million de familles où les quelques litres de lait vendus chaque jour représentent la principale recette pour survivre?

En fait ce lait informel dit «lait populaire» représente près de 80 % de la production en Roumanie, 85% en Inde, voire plus au Pakistan, au Bengladesh, en Afrique de l’Est. Et le prix de ce lait populaire est  souvent deux fois plus faible pour le consommateur que le lait  collecté et traité par les laiteries(3).Or  pour un même volume de lait,  par exemple un million de litres, ce lait populaire permet de faire vivre ou survivre, 500 familles en Roumanie ou en Inde avec 2 vaches  contre une seule une famille au Danemark, surendettée de surcroît !

Ainsi les choix semblent plus clairs. Soit on opte pour la compétition libre et l’industrialisation avec un nombre minimum de troupeaux pour produire le lait, dans les régions les plus favorables, en Europe ou ailleurs selon les opportunités et dans une stricte logique de rentabilité financière des groupes laitiers. Et on laisse aux finances publiques et aux contribuables la charge des dégâts collatéraux sociaux et environnementaux, en Europe et ailleurs dans le monde. 
 Soit on opte pour la souveraineté alimentaire de l’Europe -respectant en retour celle des autres pays-  et pour un développement régional durable avec un  nouvel équilibre économique, social et environnemental, avec des éleveurs nombreux et des produits laitiers typés et diversifiés.  Ce qui justifie un soutien plus important aux régions à vocation herbagère, non concurrentes  pour les cultures céréalières et préservant au mieux des biens publics tels l’eau, le sol, la biodiversité, les paysages et le stockage de carbone par les prairies.

La douzaine de multinationales laitières, coopératives incluses qui collectent  près de la moitié du lait européen n’ont apparemment pas pour mission (4) de répondre à ces questions  politiques, d’aménagement du territoire européen, de développement durable, d’environnement et bien être social. Il appartient donc aux politiques de fixer le cadre dans lequel les acteurs économiques peuvent agir. Et aussi de redéfinir le ciblage des aides  en fonction de la coproduction de biens publics. Pour l’Europe, la réforme laitière avec la fin des quotas va supprimer le cadre de régulation entre pays et laiteries puisque le « paquet lait »  fait l’impasse sur la régulation globale (hormis les AOP- IGP qui ne pèsent que quelques % du lait européen). La possibilité pour les producteurs de se regrouper en organisations de producteurs (OP) pour mieux négocier avec les laiteries est parfaitement illusoire sans cadre européen de régulation entre pays, régions et laiteries. L’expérience  de la Suisse montre clairement que même dans un petit pays plutôt consensuel,  la contractualisation  et  les OP n’ont pas permis de maitriser l’offre et d’éviter la baisse du prix du lait à la ferme, en dessous des coûts de production.
Pour l’Europe des 27 ce sera pire vu l’extrême diversité des élevages et des contextes. Ce sera la guerre entre groupes laitiers aux dépens de tous les producteurs, surtout des plus petits mais aussi aux dépens des régions défavorisées où le lait reste encore la base de l’économie locale, souvent faute d’autres choix que la forêt.

Ce lundi 13 février, les députés européens, conscients de ces enjeux, ne peuvent pas adopter ce paquet lait, synonyme d’une politique laitière absurde et suicidaire pour la majorité des éleveurs européens  mais aussi pour l’avenir de l’Union !

      André Pflimlin,
auteur de  Europe laitière, valoriser tous les territoires pour préserver l’avenir; Editions France Agricole 2010   afpflimlin@yahoo.fr


1. Mercier-Gouin,  2008 ; Boussard et al  2010;  Kroll et al 2010;
 2.  Danemark : avec un million de litres de lait par ferme, pas de  revenu en 2008 et 2010  et une perte de    40 000€ par UTA familiale en 2009. Et une dette moyenne de 20 000€ par vache.
3. La grande arnaque du lait ( industriel ): Grain 2011
4. La filière laitière française, la compétitivité aura un prix. HCCA-Coop de France 2010



Partager : Bookmark and Share

foot
INF# = 463 .
Envoyé le: 03.02.2012.

AGE APLI DU 31 JANVIER 2012
Intervention de Mr Roland Tardieu (1)


Intervention de Mr Roland Tardieu (2)


Intervention de Mr Roland Tardieu (3)


Intervention de Mr Roland Tardieu (4)


Intervention de Mr Roland Tardieu (5)



Partager : Bookmark and Share

foot
INF# = 462 .
Envoyé le: 02.02.2012.

INDÉPENDANCE = RÉFLEXION + ACTION.


Seule une pensée juste permet une action efficace.

Ce montage vidéos est fait à partir de vidéos trouvées sur le site de l'APLI




Partager : Bookmark and Share

foot
INF# = 461 .
Envoyé le: 01.02.2012.

Premières Photos sur l'AGE APLI NATIONALE d'ANGERS du 31 Janvier 2012.










Partager : Bookmark and Share

 

Votre avis nous intéresse: visitez notre blog

ClickHeat : track clicks

 

 ---rechercherMOTEUR DE RECHERCHE APLI

haut de la page