L’Apli

2017

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2016

Voilà encore une année de passée !

 Cette époque est traditionnellement celle où l’on dresse des bilans et où on définit de nouvelles perspectives.

Comme l’expliquait notre « ex » président André Lefranc lors de la dernière assemblée générale , cette tâche est lourde et délicate.

 Depuis la mi novembre 2014, une équipe, renouvelée à 60%, travaille à la pérennisation et au renouvellement de notre belle association.Car tout être vivant qui ne se renouvelle pas, dépérit et meurt.

 Commençons par le bilan.

Sur le plan européen, avec l’EMB qui reçoit de plus en plus d’adhésions d’autres pays de l’Union, nous avons obtenu la mise en place d’un observatoire des marchés (il manque cependant des informations sur les stocks privés de chacun).

Les efforts accomplis envers les décideurs, les euro députés, etc, sont positifs mais demandent régulièrement à être réactivés car ceux-ci entendent difficilement nos problématiques spécifiques qu’ils ne connaissent pas ou mal, ou, tout simplement, changent de poste.

Pour exemple, le nouveau commissaire européen de l’agriculture Phil Hogan, Irlandais, qui à la réputation d’être beaucoup plus libéral que son prédécesseur Dacian Ciolos avec qui nous avions noués de très bons contacts, de bons échanges afin de faire avancer un peu les choses dans notre sens.

Nous avons contribué à faire progresser beaucoup de dossiers comme la négociation sur la contractualisation avec la création de trois Organisations de Producteurs transversales en France ; les négociation avec la plupart des centrales d’achats par l’intermédiaire de Fairefrance pour qu’enfin on parle de commercialisation de nos produits, nous, paysans, d’une façon équitable.

Des choses commencent à se mettre en mouvement mais c’est trop long et trop lent !

 Après le bilan, les perspectives.

A ce jour, nous avons la possibilité de nous orienter (ou pas) vers un durcissement de nos méthodes de revendications et de renouer ainsi avec le projet de l’APLI qui était de changer la donne par une action forte ; souvenons-nous la grève du lait, notre action fondatrice qui a fait trembler le monde laitier jusque dans ses fondements.

Si je me permets d’écrire cela, c’est parce que je l’ai toujours dit haut et fort depuis cinq années d’engagement à l’APLI : nos craintes, nos revendications de 2009 étaient fondées sur des analyses (malheureusement) devenues, une évidence d’autant plus criante que l’horizon s’assombrit de jour en jour faisant peser sur nos têtes la perspective d’une crise laitière d’une gravité sans précédent.

Même le vieux syndicat, reprend à son compte nos thèses, en sous main et à sa façon détournée, tentant de manière particulièrement hypocrite et déloyale de faire croire qu’il en serait l’auteur, alors qu’il s’y est toujours opposé et n’a jamais cessé de nous discréditer et de dresser devant nos pas tous les obstacles possibles.

Rappelons que le « noyau dur » de nos revendications tient en une formule ultra simple, aussi évidente qu’une théorème : « Prix de vente = Prix de revient + Bénéfice ».

Aucune entreprise économique cohérente ne peux vivre sans respecter cette règle élémentaire, pas même celles, nombreuses, qui nous dénient, contre toute rationalité et toute justice, d’en revendiquer l’application nécessaire à notre propre survie.

Mais qu’est-ce qui pourrait faire tout basculer de nouveau en notre faveur et nous redonner confiance dans notre combat à tous, si ce n’est la mobilisation !

 Rester dans la cour de sa ferme à se plaindre seul ou avec quelques collègues n’avance à rien. Tout les deux mois , avec l’APLI ou l’EMB , des manifestations sont prévues devant le parlement et la commission pour forcer nos décideurs européens à prendre les bonnes décisions et c’est là qu’il faut être nombreux!

Laissez de côté la politique politicienne, les syndicats et les rancœurs avec vos voisins et joignez -vous à nous.

Et quand je dis rejoignez-nous tous, je pense, bien sûr à tous les éleveurs, mais aussi à tous les producteurs, de légumes, de céréales, aux viticulteurs et à tous les autres producteurs livrés aux lois d’un marché aveugle parce que totalement dérégulé…

Mais surtout, je pense aux consommateurs pour qui nous travaillons et qui donnent sens à toute notre activité, car c’est eux qui rétribuent l’ensemble de la filière lait, ainsi que de toute production.

C’est pour le consommateur que nous cherchons la qualité optimale pour un juste prix, c’est sur ses besoins que nous organisons notre production. Car sans consommateur pas de producteur mais, réciproquement, sans producteur nul produit disponible.

Nous sommes les deux maillons forts de la chaîne laitière, comme de toute chaîne productive d’ailleurs !

Beaucoup disent, nous ne pouvons plus rien faire car c’est la politique d’une mondialisation et d’un ultra libéralisme qui a pris le dessus , mais je ne suis pas d’accord avec ça car tous ensemble et au sein de l’Europe avec l’aide de l’EMB, nous pouvons retourner la tendance !

Il nous suffit à nous aussi de proposer des textes de lois et de faire pression tous ensemble pour les faire voter, exactement comme font les industriels, le vieux syndicat ou le COPA-COGEGA.

D’après vous, qui fait cette mondialisation d’aujourd’hui? Eh bien, tous ceux qui ne s’opposent pas à ce système destructeur avec en premier rang nos grosses Coops avec leurs « filiales ou, plutôt, leurs filières » et puis tous les paysans qui travaillent avec eux soit par choix ou malheureusement par obligation car ils ont accepté plus ou moins volontairement de leur servir de banquiers!

Mais soyons positifs, tendons la main à tous ces collègues : il n’est pas trop tard !

Pour 2015 , rapprochez-vous de vos APLI départementales ou régionales et je vous promets que l’on aura gain de cause, car, le prolongement de l’APLIi, c’est l’EMB, donc Bruxelles et de la sorte on augmente considérablement le nombre de paysans qui ont les mêmes objectifs que nous (nous représentons 14 pays et bientôt 16 au sein de l’Europe).

Je me considère comme un grand coopérateur depuis toujours, moi même très actif dans l’une des plus grosses CUMA du Nord Est de la France.

Mais coopérateur militant pour le paysan et non pas pour être asservi dans un mode de commerce et d’ultra financiarisation où les avantages économiques et sociaux vont toujours aux mêmes!

Nous avons aussi la tâche de sensibiliser et même d’obliger à prendre part à notre cause tout nos fournisseurs de produits en tout genre. Il est inconcevable de faire travailler des personnes tous les jours qui ne se rallient aucunement à notre combat lors des revendications ou s’en désintéressent. Nous devrons peut être, hélas, dans un proche avenir (crise laitière version 2015) mettre à contribution leur trésorerie de façon à économiser la nôtre, à moins que certains se réveillent et surtout se « mouillent » !

Nous avons donc la volonté de réconcilier tous les agriculteurs de tous horizons pour, qu’enfin nous allions tous, dans le même sens. Le sens du bien être dans nos fermes mais aussi dans celles de nos collègues, proches ou lointain.

Au nom de toute l’équipe de l’APLI, je vous souhaite à toutes et à tous une bonne et heureuse année.

En 2015, obligez-vous à sortir de votre exploitation pour partager, créer et innover en matière de revendications .

Nous devons être les principaux acteurs de notre profession !

 A très bientôt

 Boris Gondouin

Président de l’APLI NATIONALE.

 

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Bonjour à toutes et à tous.

Le 20 novembre 2014 s’est déroulé en Bretagne la cinquième assemblée générale de l’Apli .

Tout au long de l’après midi, de très bons intervenants sont venus nous faire « une piqûre de rappel  » sur la situation laitière en France, en Europe mais aussi dans le monde .

Comme prévu, en soirée, le conseil d’administration s’est réuni pour élire la nouvelle équipe de l’Apli.

A l’issue du scrutin j’ai été élu président de notre belle association.

Je m’appelle Boris Gondouin, j’ai 43 ans, marié avec un petit garçon de 7 ans.

Je suis producteur de lait, de viande et de céréales dans la Meuse à la frontière belge et du Luxembourg. En gaec à deux, nous nous sommes installés, mon associé et moi en 1996 sur une exploitation hors cadre familial puisque tous deux ne venons pas du milieu agricole.

C’est donc avec beaucoup d’émotion mais aussi de motivation que je succède à André Lefranc, au côté duquel j’ai siégé durant 5 ans au Conseil d’Administration de l’APLI.

Je profite de l’occasion afin de remercier André pour l’excellence du travail qu’il a effectué durant ces 5 années en tant que membre du bureau et, pour finir, comme président de l’Apli. Au nom de tous, je lui exprime notre gratitude pour son courage et son sens du devoir.

En ce qui me concerne, je suis d’autant plus ravi de prendre cette responsabilité que quelques nouvelles jeunes personnes viennent compléter l’équipe.

Nous voilà tous prêts à assurer la continuité de l’Apli alors que se profile à l’horizon une nouvelle crise laitière des plus graves.

L’Apli, ce sont les producteurs de lait qui désirent s’en sortir en se mobilisant tous ensemble pour un prix du lait rémunérateur durable.

Pour atteindre ce but nous devons nous unir, tant au niveau national au sein de l’Apli (et de toute autre association qui voudrait nous rejoindre…) qu’ européen avec l’EMB.

Levez-vous producteurs de lait et venez nous rejoindre au plus vite car c’est tous ensemble que nous pouvons faire basculer le rapport de force à notre avantage.

 A bientôt,

Boris Gondouin

Président de L’APLI

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CONSEIL D’ADMINISTRATION DE L’APLI NATIONALE  20 NOVEMBRE 2014

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association des   producteurs de   lait   indépendants

—— Née en décembre 2008, sous l’impulsion de Pascal Massol (Président) et de ses collègues producteurs, à l’occasion des mouvements de protestation des éleveurs laitiers du sud de la France (région Midi-Pyrénées – Aquitaine), l’APLI en seulement deux mois d’existence et n’ayant pour seul moyen de communication que le bouche a oreille (voir : pourquoi un site internet pour communiquer ?), a déjà franchi la barre des 600 adhérents.

Bien que leur mouvement n’ait eu aucun impact direct quant aux décisions sur le prix du lait, ces actions de blocage de laiterie, de grève du lait ou de sensibilisation ont eu l’immense mérite de faire se rencontrer, dialoguer, échanger des éleveurs laitiers de tous horizons et de tous courants.

L’analyse de ces multiples discussions, simplifiée par la convergence des propos tenus, a logiquement abouti à la création de l’APLI.
Les orientations et la philosophie de cette association sont le reflet réel et simple des préoccupations et des exigences de tout éleveur laitier en activité. Elles se résument en quatre points :

- Un objectif précis et clair à atteindre dans une période donnée.
- Des revendications incontournables et non empreintes de démagogie.
- Des moyens d’action et de pression efficaces, ciblés et synchronisés.
- Un fonctionnement interne clair et transparent (voir règles de bases de l’APLI)

Un objectif précis à atteindre dans une période donnée : Aujourd’hui, la survie des éleveurs.

Soucieux de défendre en priorité l’éleveur en tant qu’homme ayant une vie professionnelle, mais aussi sociale et familiale,
Soucieux de protéger, d’occuper et de valoriser des territoires,
Soucieux de rémunérer à leur juste valeur les investissements nécessaires à cette production, la masse de travail effective et potentielle, les contraintes environnementales, de qualité, de traçabilité, administratives,
Soucieux de pouvoir continuer à répondre aux exigences des consommateurs,
Sourds aux doléances déplacées de leurs interlocuteurs
Sourds face aux calendriers assassins, aux index douteux, aux explications nébuleuses de toutes parts.

Face au désengagement de l’état et de l’Europe,
Face aux décisions politiques inexplicables et inappropriées,
Les éleveurs de base qui composent l’APLI ont décidé de se prendre en main pour assurer leur survie immédiate, mais dans un même élan, s’assurer aussi un avenir moins sombre, décent et serein.

Des revendications incontournables et non empreintes de démagogie : Aujourd’hui, le prix et la gestion des volumes.

Hors mis quelques commissaires ou élus inconscients ou orientés, l’immense majorité des producteurs de notre région, de France et d’Europe s’accordent pour dire que le maintien de la gestion des volumes est indispensable, puisque principale régulatrice du prix du litre de lait.
L’APLI se positionne donc favorablement au maintien de la gestion des volumes.

Lors des manifestations de décembre 2008, des enquêtes spontanées quant au paiement nécessaire de la tonne de lait produite ont circulé laissant apparaître, pour assurer la pérennité de nos exploitations, un prix minimal variant entre 400 et 500 €.
Dans un souci d’efficacité et de clarté, outrepassant les variantes selon les régions et les entreprises et pour ne pas être qualifié de démagogue l’APLI revendique le montant inférieur proposé par les éleveurs, soit 400 € / tonne, aujourd’hui…

Des moyens d’action et de pression efficaces, ciblés et synchronisés : Aujourd’hui, la grève du lait.

Conscients que les moyens de pressions habituels (manifestations, blocage…) ne sont plus adaptés et deviennent dangereux (huissiers, force de l’ordre..), que souvent, les objectifs ne sont pas atteints (dérangement des consommateurs, perte de temps),
Conscients qu’ils sont possesseur du seul moyen de pression efficace s’il est organisé, synchronisé et important,
Fort de leur expérience et de leur détermination à avoir détruit le lait en décembre,
Fort de l’appui de certaines associations de consommateurs (voir : je soutiens l’APLI)
Les éleveurs laitiers adhérents à l’APLI n’agiront plus que par un seul moyen : la grève du lait.

Présentant les mêmes objectifs, les mêmes revendications, les mêmes moyens de pression que l’EMB (Européan milk board), c’est logiquement que l’APLI s’est rapproché de ce syndicat Européen qui ne cesse de se développer.

Par sa jeunesse et sa progression fulgurante, son discours posé mais ferme, ses positions inhabituelles, l’APLI intéresse, l’APLI intrigue.
Les invitations à venir témoigner (Allemagne, Belgique…), Les tentatives diverses de récupération ou, au contraire, de mises en échec, en sont la preuve.
Les éleveurs adhérents y sont insensibles, tellement leur détermination est grande.
Ils savent que ce sont eux qui ont les clés en main et ils mèneront ce combat à terme.

L’image de la France reste liée aux progrès, aux bouleversements, aux révolutions.
Les producteurs laitiers eux mêmes ont souvent été des précurseurs reconnus.
100 000 producteurs Européens de l’EMB nous attendent.
D’autres filières agricoles nous observent.

LE NOMBRE ET L’UNION SONT NOTRE SEULE FORCE !

Pour un lait à 400 € / tonne, le maintien des quotas.