association des   producteurs de   lait   indépendants

 

—— Née en décembre 2008, sous l’impulsion de Pascal Massol (Président) et de ses collègues producteurs, à l’occasion des mouvements de protestation des éleveurs laitiers du sud de la France (région Midi-Pyrénées – Aquitaine), l’APLI en seulement deux mois d’existence et n’ayant pour seul moyen de communication que le bouche a oreille (voir : pourquoi un site internet pour communiquer ?), a déjà franchi la barre des 600 adhérents.

Bien que leur mouvement n’ait eu aucun impact direct quant aux décisions sur le prix du lait, ces actions de blocage de laiterie, de grève du lait ou de sensibilisation ont eu l’immense mérite de faire se rencontrer, dialoguer, échanger des éleveurs laitiers de tous horizons et de tous courants.

L’analyse de ces multiples discussions, simplifiée par la convergence des propos tenus, a logiquement abouti à la création de l’APLI.
Les orientations et la philosophie de cette association sont le reflet réel et simple des préoccupations et des exigences de tout éleveur laitier en activité. Elles se résument en quatre points :

– Un objectif précis et clair à atteindre dans une période donnée.
– Des revendications incontournables et non empreintes de démagogie.
– Des moyens d’action et de pression efficaces, ciblés et synchronisés.
– Un fonctionnement interne clair et transparent (voir règles de bases de l’APLI)


Un objectif précis à atteindre dans une période donnée : Aujourd’hui, la survie des éleveurs.

 

Soucieux de défendre en priorité l’éleveur en tant qu’homme ayant une vie professionnelle, mais aussi sociale et familiale,
Soucieux de protéger, d’occuper et de valoriser des territoires,
Soucieux de rémunérer à leur juste valeur les investissements nécessaires à cette production, la masse de travail effective et potentielle, les contraintes environnementales, de qualité, de traçabilité, administratives,
Soucieux de pouvoir continuer à répondre aux exigences des consommateurs,
Sourds aux doléances déplacées de leurs interlocuteurs
Sourds face aux calendriers assassins, aux index douteux, aux explications nébuleuses de toutes parts.

Face au désengagement de l’état et de l’Europe,
Face aux décisions politiques inexplicables et inappropriées,
Les éleveurs de base qui composent l’APLI ont décidé de se prendre en main pour assurer leur survie immédiate, mais dans un même élan, s’assurer aussi un avenir moins sombre, décent et serein.

Des revendications incontournables et non empreintes de démagogie : Aujourd’hui, le prix et la gestion des volumes.

Hors mis quelques commissaires ou élus inconscients ou orientés, l’immense majorité des producteurs de notre région, de France et d’Europe s’accordent pour dire que le maintien de la gestion des volumes est indispensable, puisque principale régulatrice du prix du litre de lait.
L’APLI se positionne donc favorablement au maintien de la gestion des volumes.

Lors des manifestations de décembre 2008, des enquêtes spontanées quant au paiement nécessaire de la tonne de lait produite ont circulé laissant apparaître, pour assurer la pérennité de nos exploitations, un prix minimal variant entre 400 et 500 €.
Dans un souci d’efficacité et de clarté, outrepassant les variantes selon les régions et les entreprises et pour ne pas être qualifié de démagogue l’APLI revendique le montant inférieur proposé par les éleveurs, soit 400 € / tonne, aujourd’hui…

Des moyens d’action et de pression efficaces, ciblés et synchronisés : Aujourd’hui, la grève du lait.


Conscients que les moyens de pressions habituels (manifestations, blocage…) ne sont plus adaptés et deviennent dangereux (huissiers, force de l’ordre..), que souvent, les objectifs ne sont pas atteints (dérangement des consommateurs, perte de temps),
Conscients qu’ils sont possesseur du seul moyen de pression efficace s’il est organisé, synchronisé et important,
Fort de leur expérience et de leur détermination à avoir détruit le lait en décembre,
Fort de l’appui de certaines associations de consommateurs (voir : je soutiens l’APLI)
Les éleveurs laitiers adhérents à l’APLI n’agiront plus que par un seul moyen : la grève du lait.

Présentant les mêmes objectifs, les mêmes revendications, les mêmes moyens de pression que l’EMB (Européan milk board), c’est logiquement que l’APLI s’est rapproché de ce syndicat Européen qui ne cesse de se développer.

 

Par sa jeunesse et sa progression fulgurante, son discours posé mais ferme, ses positions inhabituelles, l’APLI intéresse, l’APLI intrigue.
Les invitations à venir témoigner (Allemagne, Belgique…), Les tentatives diverses de récupération ou, au contraire, de mises en échec, en sont la preuve.
Les éleveurs adhérents y sont insensibles, tellement leur détermination est grande.
Ils savent que ce sont eux qui ont les clés en main et ils mèneront ce combat à terme.

L’image de la France reste liée aux progrès, aux bouleversements, aux révolutions.
Les producteurs laitiers eux mêmes ont souvent été des précurseurs reconnus.
100 000 producteurs Européens de l’EMB nous attendent.
D’autres filières agricoles nous observent.

LE NOMBRE ET L’UNION SONT NOTRE SEULE FORCE !

Pour un lait à 400 € / tonne, le maintien des quotas, la grève du lait.


REJOIGNEZ L’APLI
( voir bulletin d’adhésion)

 

 

« La vie est faite d’illusions.
Parmi ces illusions certaines réussissent.
Ce sont elles qui constituent la réalité »
Jacques Audiberti.

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